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Il est temps de dire la vérité !

La phase 1 des Etats Généraux de l’Alimentation se termine avec la signature d’une charte d’engagement sur la répartition de la valeur signée entre tous les acteurs dans l’attente d’une loi, voire d’ordonnances ; la phase 2 bat son plein avec de nombreuses réflexions et propositions pour « une montée en gamme » de l’agriculture et de l’alimentation française.

Et dans le même temps, deux traités internationaux – le CETA et le MERCOSUR – auront des conséquences et des impacts catastrophiques pour l’agriculture de notre pays. En effet, OUVRIR nos frontières à des produits alimentaires dont les vertus sociales et environnementales sont loin de nos standards, n’est ni une stratégie, ni une politique, mais juste un aveuglement que nous payerons très cher !

Au moment où l’Etat veut « tout » contrôler, normer, taxer et interdire en Agriculture, comment comprendre qu’il accepte n’importe quoi qui vienne de n’importe où ! Il est temps de dire la vérité à nos concitoyens et à l’ensemble du pays car nous revendiquons le droit à la transparence pour les consommateurs et l’égalité des chances pour les paysans français.

Sur la base de deux objectifs, nous appelons à une forte mobilisation syndicale début décembre sur l’ensemble du territoire. D’ailleurs, dès la semaine prochaine, la Fédération Nationale Bovine (FNB) sera en actions. Entre revendications envers ceux qui ne disent pas la vérité et pédagogie à l’égard de ceux à qui on la cache, nous souhaitons montrer les risques considérables de traités internationaux négociés de façon hors sol. A qui profite ces traités ? Sûrement pas aux producteurs !

Les enjeux stratégiques de l’agriculture et de la sécurité alimentaire sont trop importants pour ne pas réagir. Le Président de la République, le Gouvernement, les députés et les sénateurs, l’ensemble des élus doivent l’entendre et surtout agir. L’Etat ne peut rester insensible à un secteur qui représente 15% des actifs et 9 milliards à l’export.

Etats Généraux de l’Alimentation : obligation de résultat !

Jeunes Agriculteurs et la FNSEA participent activement et de façon constructive à l’ensemble des ateliers sur la répartition et la création de la valeur qui se réunissent depuis le 29 août dans le cadre du chantier 1 des Etats Généraux de l’Alimentation.

Dans la dernière ligne droite des discussions, Jeunes agriculteurs et la FNSEA en appellent à la vigilance du Président de la République et du gouvernement : il n’est plus temps de tergiverser !

Le prix des produits ne peut pas être remises, rabais et ristournes ; il doit être respect, revenu et reconnaissance. Les Etats Généraux de l’Alimentation doivent dégager les moyens pour rémunérer les producteurs à des prix justes : stopper la guerre des prix suicidaire en relevant le seuil de revente à perte et inverser la logique de construction du prix pour que les agriculteurs ne soient plus la variable d’ajustement permanente de négociations commerciales auxquelles ils ne participent pas.

Pour cela, Jeunes Agriculteurs et la FNSEA ont formulé des propositions concrètes :
Réformer le droit de la concurrence pour renforcer le regroupement des producteurs et les stratégies de filière des interprofessions ;
– Améliorer le dispositif de la contractualisation en imposant la prise en compte des prix de revient ;
– Rendre réellement opérationnelle la clause de renégociation pour répercuter les fluctuations des matières premières tout au long de la chaîne ;
– Interdire les prix abusivement bas ;
– Encadrer les promotions, qu’elles soient le fait du distributeur ou de l’industriel ;
– Etendre l’obligation de transparence sur l’origine à l’ensemble des produits ;
– Renforcer l’approvisionnement local en restauration hors domicile ;
Consolider les débouchés à l’exportation et encourager la production de biomasse.

Nous n’attendons pas tout des Etats Généraux de l’Alimentation mais nous sommes en droit d’en attendre beaucoup. Dans nos exploitations, nous nous battons chaque jour pour nourrir nos concitoyens. Aujourd’hui, l’heure est à se battre pour soutenir le monde agricole afin qu’il puisse continuer sa mission.

Le CETA ne doit pas être appliqué !

Le 8 septembre dernier, le premier ministre a reçu les conclusions de l’évaluation de l’impact du CETA sur l’environnement, le climat et la santé. Le verdict est sans appel : demain l’Europe, la France, importeront des produits alimentaires ayant bénéficié, dans leur mode de production, de 46 molécules interdites aujourd’hui sur le territoire européen. Catastrophique !

C’est pourquoi, avant la réunion de concertation des parties prenantes organisée le 12 septembre par le gouvernement, la FNSEA et JA ont tiré la sonnette d’alarme et exigé des pouvoirs publics qu’ils apportent des garanties nouvelles face aux dangers que représentent ces distorsions de concurrence inacceptables.

Cette demande est restée sans réponse et demain 21 septembre, le CETA entre officiellement en vigueur de façon provisoire sachant que, dans ce registre, le provisoire est toujours de nature à durer.

C’est la double peine pour les paysans français qui subissent interdictions et importations. Non seulement la France veut leur imposer de réduire leurs possibilités de traitement phytosanitaire mais dans le même temps, elle ouvre grand la porte aux produits interdits ! A l’heure des Etats Généraux de l’Alimentation, cet accord vient balayer d’un revers de main la transition écologique menée par les agriculteurs Français depuis de nombreuses années.

La FNSEA et JA, au nom des agriculteurs français, disent Non à un accord injuste, inique et inacceptable. Nous en appelons au Président de la République qui pendant sa campagne s’était engagé à tenir compte des résultats de cette étude.

Fuyant ses engagements budgétaires, le gouvernement fait payer aux agriculteurs son incompétence

Le ministère de l’Agriculture vient d’annoncer le transfert de crédits du pilier I au pilier II, pour « satisfaire les besoins identifiés sur le pilier II d’ici 2020 ». Jeunes Agriculteurs dénonce ce choix simpliste et rappelle que l’Etat doit respecter ses engagements vis-à-vis de tous les agriculteurs.

Face à un budget qui se révèle soudain déficitaire pour couvrir les engagements de la programmation PAC 2014-2020 sur le second pilier, le gouvernement fait payer aux agriculteurs son inqualifiable gestion du budget du second pilier (AB, MAEC, Assurance récolte et principalement ICHN). Cette annonce d’un transfert de 4,2% du premier vers le second pilier est inacceptable pour les agriculteurs qui traversent de multiples crises et va être très lourde de conséquences pour les années à venir.

« Il est normal de vouloir honorer les engagements de paiement pour le deuxième pilier, mais on ne peut pas le faire en diminuant les versements du 1er pilier  de la PAC. Les agriculteurs n’ont pas à supporter une nouvelle fois les conséquences d’une mauvaise gestion budgétaire de l’Etat » explique Jérémy Decerle, président de Jeunes Agriculteurs.

A la veille de multiples chantiers majeurs pour le secteur, des états généraux de l’alimentation à la prochaine réforme de la PAC,  ce premier acte important de politique agricole est décevant.  La profession attendait un geste fort, un engagement de fonds propres pour pallier les impasses budgétaires.  JA ne peut se satisfaire de cette décision. Il faudra définir en concertation avec la profession un nouvel accompagnement pour en limiter l’impact. L’amateurisme dont font preuve l’Etat, les gouvernements successifs et les conseils régionaux concernant la gestion des budgets agricoles est inacceptable. Les agriculteurs, et plus particulièrement les jeunes, ont besoin de visibilité pour développer leurs entreprises et d’ un engagement politique fort.

Chers nouveaux députés, le partage de la valeur ajoutée est primordial pour l’agriculture

Dans la soirée de dimanche, après la clôture des bureaux de vote, les structures régionales Jeunes Agriculteurs ont placardé sur les panneaux communaux des élections des affiches demandant un meilleur retour de la valeur ajoutée. Par cette mobilisation #EnAvantL’Agriculture, Jeunes Agriculteurs souhaite alerter les décideurs politiques nouvellement élus sur la question des prix agricoles, des relations commerciales et de l’alimentation. 

Les élections législatives ont renouvelé de très nombreux sièges. Cette nouvelle assemblée doit permettre au secteur agricole d’avancer sur les dossiers dans la durée. A l’agenda politique, les Etats généraux de l’alimentation seront le premier rendez-vous clé pour travailler sur la  répartition de la valeur le long des filières. Ces députés nouvellement élus doivent prendre conscience que la situation est grave pour le secteur agricole, qui pâtit d’une crise économique depuis plus de trois ans et nuit au renouvellement des générations en agriculture.

Jeunes Agriculteurs demande « des prix justes pour les agriculteurs »  dont 50 % d’entre eux ont gagné moins de 354 € en 2016[1]. Pour y parvenir, et c’est le deuxième message des affiches, il faut en particulier réviser de la loi de modernisation de l’économie (LME) et appliquer la loi Sapin 2 en vue d’une « moralisation des relations commerciales producteurs / industriels / distributeurs » et d’une répartition équitable de la valeur ajoutée au sein des filières. Plus largement, Jeunes Agriculteurs souhaite que les Etats généraux de l’alimentation amènent des solutions pérennes aux agriculteurs sur cette problématique  et intègrent aux parties prenantes les associations de consommateurs « pour un pacte producteurs/consommateurs ». Et ce, afin que la production agricole française puisse répondre aux mieux aux demandes des Français et au marché intérieur.

Dans les semaines à venir, les responsables syndicaux rencontreront dans leurs circonscriptions les députés élus pour partager avec eux nos propositions.

[1] Chiffres MSA

De l’audace et de l’ambition pour la gestion des risques en agriculture

Après plus de sept heures de débat, le réseau Jeunes Agriculteurs a adopté à l’unanimité son rapport d’orientation Anticipons aujourd’hui pour gérer les risques demain. Un large panel d’outils à mettre en place au niveau national et européen, grâce à son fer de lance : le groupement pour une assurance mutualiste agricole (GAMA)

Rééquilibrer les forces entre agriculteurs et assurances : une première volonté de Jeunes Agriculteurs. Ce sera le rôle du GAMA, un outil indépendant géré par les agriculteurs afin de négocier en commun des outils de gestion des risques avec l’Etat et les assureurs.

Les outils assuranciels proposés dans le rapport d’orientation se déclinent à l’échelle de l’exploitation, de la France et de l’Europe. Jeunes Agriculteurs souhaite rendre obligatoire un plan de gestion des risques pour les jeunes agriculteurs, dans le cadre de leur formation, pour améliorer la résilience des fermes, ainsi que pour tous les agriculteurs ayant un projet de développement sur l’exploitation. A l’échelle nationale, il est indispensable de mettre en place un compte épargne gestion des risques. Enfin, un nouveau système de gestion des volumes et de prix à l’échelle européenne doit voir jour. Une organisation des filières au niveau de l’UE est nécessaire pour définir un prix d’équilibre et un prix rémunérateur pour les agriculteurs.

Les prochaines négociations de la PAC 2020 seront pour Jeunes Agriculteurs un rendez-vous crucial pour faire avancer les propositions adoptées en congrès national. « Nous sommes un syndicat de construction et nous serons force de proposition pour une politique agricole et alimentaire européenne forte capable de fournir à tous ses concitoyens des denrées saines et en quantité suffisante » conclut Jérémy Decerle, président Jeunes Agriculteurs.

Anticiper est indispensable en agriculture, plus que dans tout autre métier. Mais dans ce secteur là l’exercice est encore plus difficile. Ces outils doivent être créés pour améliorer la couverture pour les chefs d’exploitation.

Mais où vont les marges générées tout au long de la chaîne alimentaire ?

L’Observatoire a rendu sa copie pour la 6ème année consécutive, sans montrer d’amélioration dans la répartition des marges en faveur de la production, largement délaissée au profit des autres acteurs de la chaîne alimentaire.

Sur 100€ dépensés par un consommateur dans les rayons alimentaires, seulement 6,2€ reviennent à l’agriculteur : c’est ce que nous apprend cette année l’Observatoire de la formation des prix et des marges. Pourtant, ni les industriels, ni la grande distribution ne changent leur fusil d’épaule : c’est toujours vers plus de guerre des prix, de dissimulation des marges, d’opacité des résultats que nous allons.

Sous prétexte de « défense du pouvoir d’achat des consommateurs », les producteurs, eux, ne peuvent même pas couvrir leurs coûts de production. Industriels et grande distribution sont responsables de la difficulté économique dans laquelle nous sommes. Comment un jeune agriculteur, récemment installé et endetté pour moderniser son exploitation peut-il s’assurer une bonne santé économique et de visibilité à court terme ? C’est impossible dans ce contexte. Prenons l’exemple du lait en 2016. Sur 1L UHT demi-écrémé vendu en GMS : 1 cts de plus à la consommation se traduit par 5 cts de moins pour l’agriculteur (payé à 24 cts), 3 de plus pour l’industriel, 3 de plus pour la GMS.

L’organisation de l’offre est le principal chantier de travail pour la profession : se regrouper pour peser davantage dans les négociations commerciales et défendre un prix juste est la seule issue pour survivre à cette guerre des prix.

Parallèlement, nous devons mettre en place des outils de contractualisation efficaces. « Nous le répétons, la contractualisation collective doit être largement généralisée pour sécuriser les marges des producteurs et pour gagner en visibilité sur nos débouchés » explique Jérémy Decerle, Président de Jeunes Agriculteurs. La mise en place de contrats permettrait aux agriculteurs d’obtenir un engagement sur une durée et une quantité tout en minimisant les effets destructeurs de la volatilité des cours et donc en donnant une meilleure visibilité sur les prix de vente. Quoi de plus efficace pour des relations commerciales saines, transparentes et durables ?

CETA : eurodéputés, soyez raisonnables !

Le Parlement européen votera le 15 février la ratification du CETA. Depuis le début des négociations qui se sont déroulées dans la plus grande obscurité, Jeunes Agriculteurs s’oppose à cet accord commercial entre l’Europe et le Canada. L’étude de l’Institut de l’Elevage (IDELE), l’Institut du porc (IFIP) et AgroParisTech sortie en décembre dernier, conforte nos positions.

Comment accepter d’ouvrir les marchés agricoles quand nous connaissons la sensibilité des producteurs français aux fluctuations de marché et la conjoncture économique du secteur de l’élevage ? Comment vouloir mettre en concurrence producteurs européens et canadiens sur un même marché quand nous savons que les réglementations de production ne sont pas les mêmes ? Pourquoi vouloir plus de libéralisation alors que l’Europe n’a pas les outils pour sécuriser les revenus de ses agriculteurs en cas de crise ? Pourquoi vouloir ouvrir le marché alors que nous sommes à l’autosuffisance pour les filières porcines et bovines ?

«S’il était ratifié en l’état, cet accord conduirait une nouvelle fois à la disparition de nombreux éleveurs européens » explique Jérémy Decerle, président Jeunes Agriculteurs.

Les conséquences soulevées par les chercheurs de l’étude d’impact de l’IDELE, l’Ifip et AgroParisTech sont graves. Cet accord entraînerait 70 000 tonnes d’importation de viande bovine haut de gamme (aloyau, etc.) à droits nuls, déstabilisant la production européenne qui s’élève à 400 000 tonnes sur ce type de produit. Les filières de viande bovine et porcine canadiennes et européennes présentent un différentiel de compétitivité : le maillon de l’engraissement canadien est plus compétitif grâce aux parcs d’engraissement et à la concentration de quatre grands abattoirs, quant à la règlementation canadienne, elle autorise les protéines animales dans l’alimentation du bétail et le bien-être animal fait l’objet de moins de contraintes.

Si le parlement européen adoptait ce texte, il entrerait en application à titre expérimental dès le 1er mars, alors même que les parlements nationaux ne se seraient pas encore prononcés.

Présidentielles 2017 : 4 mois pour faire entendre la voix de la jeunesse agricole

Dans 4 mois,  nous élirons un nouveau président de la République pour la France. Jeunes Agriculteurs entend porter haut et fort la voix de la jeunesse agricole pendant les débats électoraux grâce à son manifeste

C’est avec le manifeste intitulé Pour une ambition agricole française qui défende un modèle agricole de type familial que les représentants de Jeunes Agriculteurs proposeront un cap pour l’agriculture de demain, aux candidats des présidentielles et des législatives.

Le travail de la terre, la production de nos aliments et l’entretien des paysages se fait grâce au travail des agriculteurs.  Beaucoup de départs en retraite ne sont pas remplacés par l’arrivée de jeunes. Pour endiguer ce chômage qui ne dit pas son nom, les présidentiables devront, en concertation avec la profession, proposer dans leurs programmes de campagne des moyens ambitieux et pragmatiques pour renouveler les générations d’agriculteurs.

Politiques foncières et fiscales favorables aux jeunes, programmes d’accompagnement humains et financiers spécifiques pour les jeunes, simplification administrative : nous mettrons l’accent sur ces sujets.  Nous attendons aussi du nouveau Président qu’il défende les intérêts des paysans français aussi bien sur le marché intérieur qu’à l’international, dans les négociations des traités internationaux et de la PAC 2020. La PAC doit soutenir les hommes, pas les hectares.

Cet enjeu de taille dans la vie politique de notre pays est pour nous, syndicat de proposition, un moment clé pour réaffirmer nos idées.

Loi Sapin 2 : la transparence des transactions financières reconnue. A quand celle des transactions foncières ?

Le 8 décembre, le Conseil constitutionnel a rejeté le volet foncier du projet de loi Sapin 2 pour un motif de forme, suite à une saisine par des députés du groupe Les Républicains. Pour avoir participé aux travaux avec tous les groupes politiques de façon concertée, nous trouvons cette situation incompréhensible.

Selon le Conseil constitutionnel, on est face à un cavalier : les articles introduits dans le texte pour une meilleure transparence des cessions foncières et un renforcement du pouvoir des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) n’ont pas de lien avec le texte de départ. Rien ne nous autorise à remettre en cause la décision de cette institution. Il s’agissait pourtant bien selon nous d’assurer plus de transparence dans les transactions financières et les échanges économiques, comme le projet de loi l’indiquait.

Mais c’est le fait que le Conseil Constitutionnel ait été saisi sur ces articles que nous trouvons surtout regrettable. Après des mois de travail en concertation avec les syndicats, les organisations agricoles et l’ensemble des groupes politiques, de nombreuses tables rondes et auditions, un consensus traversant tous les courants politiques, tous les acteurs, avait été trouvé, ratifié par le ministère de l’Agriculture.  Pourtant des députés ayant participé à ces échanges, interrogent a posteriori la légalité d’un dispositif dont personne n’a remis en cause le bien-fondé et l’impérieuse nécessité.

Nous demandons que soit remis sur la table un projet de loi foncière qui reprenne tels quels les articles qui avaient été négociés, afin que tout le travail réalisé pour assurer plus de transparence dans les cessions foncières ne tombe pas à l’eau pour de simples motifs politiciens. L’examen de ce projet justifierait une procédure accélérée. C’est l’avenir des agriculteurs qui est en jeu !