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Retour en image : mobilisation « Nuit de la Détresse » du 3 juillet 2015

Vendredi 3 juillet, au petit matin, le JA03 et la FNSEA03 ont pris pour cible les GMS de Vichy, Moulins et Montluçon simultanément.

Répondant à l’appel à mobilisation national JA/FNSEA, se sont plus de 10 000 agriculteurs qui se sont mobilisé pour des opérations similaires partout en France.

La pression monte et le message est clair : l’agriculture est en crise, il faut que les engagements pris soient respectés et que les prix remontent !

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Mobilisation installation JA Auvergne : marre de tourner en rond, comme les administrations

tout doucement

Ce sont près de 50 Jeunes Agriculteurs qui se sont retrouvés vendredi 20 mars devant la Préfecture de région. En grogne. Cela ne fait pas des mois, mais bien 4 ans que la réforme de la Politique Agricole Commune est en discussion. Des points d’accord de la première heure, il ne reste que l’architecture ; et depuis deux ans, on travaille les détails. Benoît Julhes, Président des JA Auvergne, s’agace : « Ce n’est pas de la dentelle, cette PAC, c’est juste que les administrations ont une très fâcheuse tendance à imiter Pénélope, la femme d’Ulysse qui tissait le jour, et défaisait son ouvrage la nuit. Comme si l’idée même de prendre une décision les effrayait ! »

Les Jeunes Agriculteurs attendent de leurs administrations qu’elles se responsabilisent : « Que l’Europe, l’Etat et les régions peinent à trouver un accord sur tous les points est certes compréhensible : ils n’ont pas les mêmes vues politiques ; que ce soient des porteurs de projets, prêts à s’installer, vivre de leur métier et faire vivre leur territoire qui en payent les conséquences est tout simplement inadmissible » renchérit Mickaël Randoin, Président des JA Allier.

Michel Fuzeau, le Préfet de Région, qui a reçu une délégation de responsables, a vite annoncé à ceux-ci que le Cabinet du Ministre de l’Agriculture venait de lui apprendre que le cadre national était enfin validé par Bruxelles. Si on peut se féliciter de l’efficacité soudaine mise en avant (deux jours plus tôt, les homologues nationaux des JA avaient reçu pour réponse à la même question « dans quelques semaines »), il manque encore quelques points.

fuzeau

Les JA Auvergnats veulent que le discours tenu aux porteurs de projets soit honnête, complet, et uniforme. Ils ont donc aussi demandé, et obtenu de M le Préfet une réunion dès vendredi prochain le 27 mars, avec les accompagnateurs des porteurs de projet. « Si les banques sont frileuses pour débloquer les prêts, y compris ceux de jeunes s’étant déjà installés, c’est que le message n’est pas assez clair ; il ne s’agit pas de nous vendre à nous, responsables, un système dérogatoire intéressant, sans le mettre en application » ajoute Anthony Fayolle, Président des JA Haute Loire. En outre, le système de prêts bonifiés ainsi clarifié confirme que cet outil n’est plus attractif. JA compte travailler dessus, et attend une écoute attentive et bienveillante de Bruxelles sur le sujet.

La Présidente des JA Puy de Dôme, Marion Vedel, précise combien « le flou général qui règne autour de cette réforme, tant concernant l’ICHN, que l’ABA (Aide aux Bovins Allaitants), les incohérences multiples entre les mesures de verdissement d’une année sur l’autre causent un grand désarroi dans le monde agricole. Les agriculteurs sont perdus ; c’est incompréhensible. Bruxelles explique que mettre une limite d’âge à la retraite pour percevoir des aides destinées à des actifs est discriminatoire. Mais quelle politique publique n’est pas discriminatoire ? C’est une question de choix. »

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Quelques centaines de mètres plus loin, la même délégation a rencontré Brice Hortefeux, député Européen. Rappelant aux jeunes que le cadre national est validé, ceux-ci n’ont pas manqué de lui répondre que ce n’était pas suffisant : « sans validation des Plans de Développement Ruraux Régionaux, on n’installera pas non plus ! » rajoute Frédéric Lacoste, Vice-Président des JA Cantal en charge de l’Installation, « on a laissé à Mrs Fuzeau et Hortefeux une bougie chacun ; elle vont se consumer chaque instant, comme les espoirs des jeunes, doucement, mais sûrement ; à eux d’éteindre les bougies, et de rallumer les espoirs ».

hortefeux

Une alerte. Pour le moment. Les manifestants sont prêts à revenir, si les choses n’avancent pas. Benoît Julhes conclut : « on ne veut pas du rêve, on veut des avancées, des vraies. Par exemple, annoncer un décalage des déclarations PAC du 15 mai au 9 juin quand on ne décale pas les engagements qui vont avec, c’est se moquer de nous. Donc oui, on est en colère. »

Les JA en colère conservent le souci de soutenir tous les projets agricoles viables et vivables. Loin d’instiller le doute dans l’esprit des porteurs de projets, ce mouvement syndical avait pour but de leur montrer qu’ils ne sont pas seuls, et que des responsables sont prêts à les soutenir !

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La mobilisation du 18 mars 2015 auprès de la Commission Européenne à Paris : quel bilan en tirer ?

logo JA Nat                                            Paris, le 18 mars 2015

Les aides PAC, destinées à financer l’installation des jeunes, sont attendues depuis le 1er janvier 2015. La remise en cause dernièrement du cadre national par la Commission Européenne a engendré 3 mois de retard dans le versement des aides, ce qui pénalise environ 800 jeunes agriculteurs. Ce n’est pas le symbole de l’Union Européenne qui a été visé ce matin mais la technocratie et le blocage administratif de l’institution

Le bilan

Une cinquantaine de JA étaient présents ce matin devant l’antenne de la Commission européenne pour demander la validation immédiate du cadre national et des critères de modulation définis dans chacune des Régions. Une délégation a rencontré Gaëtane Ricard-Rihoul, chef de la représentation, et Estelle Poidevin, analyste politique. Ces dernières n’ont pas donné réponse satisfaisante aux Jeunes Agriculteurs puisque la Commission Européenne a demandé de « patienter encore quelques semaines » avant que Bruxelles ne puisse entériner le dossier.

C’est bien justement de la durée dans le temps dont il est question et que Jeunes Agriculteurs dénonce : « Nos porteurs de projet ne peuvent plus attendre des semaines ! La Commission est chargée d’appliquer une politique forte, reconnue comme prioritaire par l’Europe, sur laquelle la France a de l’expérience. Notre rôle est de lui faire connaître les réalités du terrain et les conséquences du retard de validation des dossiers » explique Jérémy Decerle, vice-président JA en charge du dossier installation.

Jeunes Agriculteurs souhaite donc poursuivre la mobilisation sur le sujet auprès des députés français et européens. Dans une démarche proactive, Jeunes Agriculteurs ira rencontrer le 30 mars Elisabetta Siracusa à la DG Agri, du cabinet de Phil Hogan, pour lui présenter les demandes. JA appelle les représentants du Ministère ainsi que ceux de l’ARF à se joindre à cette rencontre pour réunir toutes les parties prenantes et acter ensemble sur le dossier.

Les demandes de Jeunes Agriculteurs

1. JA souhaite que la Commission valide le cadre national et accepte tous les critères de modulation établis par les régions

Pour rappel, la France gère le dispositif d’accompagnement, et les aides qui y sont associées, depuis des années (40 ans pour la DJA), ce qui lui certifie une certaine expérience en la matière. C’est pourquoi, la Commission européenne doit faire confiance à ses Etats membres et arrêter de revenir sur des points de détail du cadre national. « A chaque changement de PAC ou de révision à mi-parcours, l’Europe remet en cause la gestion des aides par la France, alors même que 95 % des candidats qui en bénéficient sont encore agriculteurs 5 ans après leur installation, preuve de l’efficacité du dispositif français » rappelle Jérémy Decerle.

2. JA souhaite que le montant de la production brute standard (PBS) soit ramené à l’actif exploitant et non à l’ensemble de l’exploitation agricole.

La Commission, dans le cadre du règlement de développement rural, a imposé la mise en place d’un seuil plancher et d’un seuil plafond de PBS pour définir l’attribution des aides à l’installation. Par la mise en place de ce plafond, certains porteurs de projet ne vont pas pouvoir bénéficier des aides à l’installation. En effet, ce plafond est trop bas pour certaines installations en forme sociétaire et pour les installations en production hors sol. Le plancher et le plafond sont établis à l’exploitation et non au nombre de chefs d’entreprise présents sur l’exploitation.

Ce n’est pas cohérent avec l’idée de promouvoir l’installation sociétaire, gage de vivabilité et d’entraide dans le métier. Cela fait plusieurs fois que la Commission refuse reconnaître la forme sociétaire en France, alors qu’elle représente plus de 60% des installations.

3. Une durée de bonification des prêts bonifiés MTS-JA de 5 ans

La Commission européenne impose que les prêts bonifiés MTS-JA aient désormais une durée de bonification de 5 ans. Cela signifie que les taux préférentiels sur les prêts ne seraient plus que de 5 ans, alors que sur l’ancienne PAC, ils s’étalaient sur 7 à 9 ans. Ce changement datant d’il y a un peu plus d’un an était déjà une très mauvaise nouvelle pour les porteurs de projet.
Par ailleurs, Bruxelles a décrété que la durée de bonification ne pourra excéder la durée du plan d’entreprise. Cela signifie qu’un nouvel installé commençant son prêt en 2ème année d’activité, par exemple, ne pourra pas avoir 5 ans de bonification, mais 3 ans seulement.
Compte tenu des conséquences que cela pourrait avoir pour les jeunes agriculteurs, JA souhaite que la Commission revienne sur sa position et accepte la durée de 5 ans de bonification même si cela dépasse la durée du plan d’entreprise et qu’elle permette cette même durée pour l’ensemble des prêts bonifiés engagés dans les 5 premières années d’installation.

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Mobilisation devant le siège de la délégation de la CE le 18 mars 2015 à Paris

Forte mobilisation pour l’action viande bovine du 10 juillet 2014

Les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont lancé un appel à la mobilisation jeudi 10 juillet afin de protester contre la baisse constante des cours de viande bovine enregistrée depuis début 2014, entrainant une forte baisse du revenu déjà faible des éleveurs.

Plus de 150 personnes étaient présentes ; des JA03 en nombre soutenus par la FNSEA03, les JA de la Creuse, du Cher et du Puy de Dôme. Tous se sont retrouvés à Montmarault afin d’effectuer des contrôles sur l’origine de la viande transportée par les camions frigorifiques à la sortie de l’A71.

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La délégation c’est ensuite rendue à Carrefour et à Auchan à Montluçon afin de continuer les opérations de contrôle d’origine des viandes, cette fois ci-directement sur les étals de la grande distribution.

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Les revenus en viande bovine sont déjà parmi les plus bas, est la situation ne cesse de se dégrader. Les cotations des bovins entrée-abattoir atteignent un stade critique avec des pertes estimées à 240€ par vache allaitante, dues à une baisse d’environ 60 centimes par kilo de carcasse. Concernant les jeunes bovins, les pertes représentant 180€ par bête avec une baisse supérieure à 40 centimes par kilo de carcasse. La situation est aussi préoccupante pour le marché des bovins maigres.

Pourtant, en parallèle, les charges ne cessent d’augmenter pour les éleveurs. Si cette chute des cours persiste, leur résultat s’effondrerait de 15 à 20% en 2014, entrainant une forte baisse de revenu.

Plusieurs éléments sont à l’origine de cette dégradation, à commencer par la recherche de prix toujours plus bas impulsée par la grande distribution, relayée par les entreprises d’abattage. Aujourd’hui les prix ne sont plus en relation avec la valeur du produit et le revenu des éleveurs est devenu une variable d’ajustement !
« Le prix de la viande que nous vendons ne cesse de chuter, et cela ne se ressent absolument pas sur le prix de vente au consommateur. Où passe la marge ? », questionne Mickaël Randoin, président des JA03. Une question laissée sans réponse par la direction de Carrefour Montluçon.

Les JA03 sont prêts à remobiliser les troupes et à durcir le mouvement si les cours de la viande bovine restent si défavorables aux éleveurs. La production de viande bovine est prédominante dans l’Allier, la baisse de revenus impacte donc un grand nombre d’agriculteurs. Il est primordial de retrouver des perspectives économiques satisfaisantes pour tous.

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