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Retour sur la manifestation du 25 novembre 2017 à Moulins

Si nous avons décidé de mener une action le Samedi 25 Novembre 2017 c’est pour exprimer notre Ras-le bol et le malaise qu’il y a en agriculture en ce moment.

Notre action était basée sur la communication envers le grand public et nos élus. L’objectif était d’exprimer notre ras-le-bol général et montrer que nous sommes toujours présents pour défendre l’agriculture ! Nous voulions sensibiliser le consommateur et être repris par les médias et les réseaux sociaux. C’est chose faite. Un grand merci à tous ceux qui ont bravé le froid samedi.

Nous avons d’abord commencé par poser un grand panneau sur l’enseigne d’Intermarché, indiquant qu’Intermarché est « transformateur et commerçant » pas producteur ! il faut arrêter cette publicité mensongère.

Puis nous nous sommes dirigés vers le pont Regemortes. Nous avons accroché des pantins au lampadaires, ainsi que des panneaux exprimant nos revendications, sans bloquer la circulation. Pendant ce temps, des équipes distribuaient des tracts expliquant notre position vis-à-vis du CETA et du Mercosur aux automobilistes et l’urgence à réagir.

Ensuite nous nous sommes dirigé vers Leclerc à Avermes pour échanger avec les consommateurs. Dans un godet d’un tracteur, nous avons exposé des produits de base type pâtes, farine, œufs, lait, viande, pommes de terre et avons affiché la différence entre les prix relevés en rayon et les prix payés aux producteurs à la sortie de l’exploitation. Beaucoup nous on soutenus dans notre démarche, et tous ont été surpris des écarts de prix présentés. A la fin de cette opération de communication réussie, nous avons donné les produit à la banque alimentaire qui était présente ce jour-là à Leclerc.

Alors que la phase 1 des Etats Généraux de l’Alimentation se termine, il n’y a pour le moment aucune avancée visible. On nous avait dit que les choses s’arrangeraient avec les EGA, mais la confiance n’y est plus. Certes le travail est fait et le syndicalisme agricole a bien été écouté, mais ça ne change rien, l’Etat veut porter des filières du style « éleveurs et engagés » qui part de coût rémunérateurs payé à l’éleveur mais ça ne décolle pas vraiment car c’est encore une fois les abatteurs et les GMS qui font la pluie et le beau temps au niveau des prix….

Comble de l’ironie, le CETA ! UE à signé cet accord qui menace directement l’élevage car il prévoit l’importation de 70000 tonnes de viandes bovine. Hors le Canada n’est pas soumis aux mêmes règles de production que la France ! Les farines animales ainsi que 46 molécules interdites en France peuvent être utilisés dans leurs processus de production. Cet accord représente un danger pour la santé, l’environnement, le bien être animal et la sécurité alimentaire. Ouvrir les frontières à de tels produits à l’heure ou les exigences sont toujours plus fortes vis-à-vis des agriculteurs français et d’une injustice et d’une hypocrisie totale ! Les productions agricoles ne sont pas des marchandises comme les autres, c’est pourquoi nous demandons qu’elles soient exclues des négociations internationales !

Comment assurer le renouvellement des générations en agriculture dans un tel contexte ? Stop aux distorsions de concurrence et aux incohérences politiques, nous en avons ras-le-bol.
Dans la continuité de cette action, nous rencontrons le Préfet mardi 28 novembre, pour lui faire par de nos revendications.

Mobilisation installation JA Auvergne : marre de tourner en rond, comme les administrations

tout doucement

Ce sont près de 50 Jeunes Agriculteurs qui se sont retrouvés vendredi 20 mars devant la Préfecture de région. En grogne. Cela ne fait pas des mois, mais bien 4 ans que la réforme de la Politique Agricole Commune est en discussion. Des points d’accord de la première heure, il ne reste que l’architecture ; et depuis deux ans, on travaille les détails. Benoît Julhes, Président des JA Auvergne, s’agace : « Ce n’est pas de la dentelle, cette PAC, c’est juste que les administrations ont une très fâcheuse tendance à imiter Pénélope, la femme d’Ulysse qui tissait le jour, et défaisait son ouvrage la nuit. Comme si l’idée même de prendre une décision les effrayait ! »

Les Jeunes Agriculteurs attendent de leurs administrations qu’elles se responsabilisent : « Que l’Europe, l’Etat et les régions peinent à trouver un accord sur tous les points est certes compréhensible : ils n’ont pas les mêmes vues politiques ; que ce soient des porteurs de projets, prêts à s’installer, vivre de leur métier et faire vivre leur territoire qui en payent les conséquences est tout simplement inadmissible » renchérit Mickaël Randoin, Président des JA Allier.

Michel Fuzeau, le Préfet de Région, qui a reçu une délégation de responsables, a vite annoncé à ceux-ci que le Cabinet du Ministre de l’Agriculture venait de lui apprendre que le cadre national était enfin validé par Bruxelles. Si on peut se féliciter de l’efficacité soudaine mise en avant (deux jours plus tôt, les homologues nationaux des JA avaient reçu pour réponse à la même question « dans quelques semaines »), il manque encore quelques points.

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Les JA Auvergnats veulent que le discours tenu aux porteurs de projets soit honnête, complet, et uniforme. Ils ont donc aussi demandé, et obtenu de M le Préfet une réunion dès vendredi prochain le 27 mars, avec les accompagnateurs des porteurs de projet. « Si les banques sont frileuses pour débloquer les prêts, y compris ceux de jeunes s’étant déjà installés, c’est que le message n’est pas assez clair ; il ne s’agit pas de nous vendre à nous, responsables, un système dérogatoire intéressant, sans le mettre en application » ajoute Anthony Fayolle, Président des JA Haute Loire. En outre, le système de prêts bonifiés ainsi clarifié confirme que cet outil n’est plus attractif. JA compte travailler dessus, et attend une écoute attentive et bienveillante de Bruxelles sur le sujet.

La Présidente des JA Puy de Dôme, Marion Vedel, précise combien « le flou général qui règne autour de cette réforme, tant concernant l’ICHN, que l’ABA (Aide aux Bovins Allaitants), les incohérences multiples entre les mesures de verdissement d’une année sur l’autre causent un grand désarroi dans le monde agricole. Les agriculteurs sont perdus ; c’est incompréhensible. Bruxelles explique que mettre une limite d’âge à la retraite pour percevoir des aides destinées à des actifs est discriminatoire. Mais quelle politique publique n’est pas discriminatoire ? C’est une question de choix. »

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Quelques centaines de mètres plus loin, la même délégation a rencontré Brice Hortefeux, député Européen. Rappelant aux jeunes que le cadre national est validé, ceux-ci n’ont pas manqué de lui répondre que ce n’était pas suffisant : « sans validation des Plans de Développement Ruraux Régionaux, on n’installera pas non plus ! » rajoute Frédéric Lacoste, Vice-Président des JA Cantal en charge de l’Installation, « on a laissé à Mrs Fuzeau et Hortefeux une bougie chacun ; elle vont se consumer chaque instant, comme les espoirs des jeunes, doucement, mais sûrement ; à eux d’éteindre les bougies, et de rallumer les espoirs ».

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Une alerte. Pour le moment. Les manifestants sont prêts à revenir, si les choses n’avancent pas. Benoît Julhes conclut : « on ne veut pas du rêve, on veut des avancées, des vraies. Par exemple, annoncer un décalage des déclarations PAC du 15 mai au 9 juin quand on ne décale pas les engagements qui vont avec, c’est se moquer de nous. Donc oui, on est en colère. »

Les JA en colère conservent le souci de soutenir tous les projets agricoles viables et vivables. Loin d’instiller le doute dans l’esprit des porteurs de projets, ce mouvement syndical avait pour but de leur montrer qu’ils ne sont pas seuls, et que des responsables sont prêts à les soutenir !

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La mobilisation du 18 mars 2015 auprès de la Commission Européenne à Paris : quel bilan en tirer ?

logo JA Nat                                            Paris, le 18 mars 2015

Les aides PAC, destinées à financer l’installation des jeunes, sont attendues depuis le 1er janvier 2015. La remise en cause dernièrement du cadre national par la Commission Européenne a engendré 3 mois de retard dans le versement des aides, ce qui pénalise environ 800 jeunes agriculteurs. Ce n’est pas le symbole de l’Union Européenne qui a été visé ce matin mais la technocratie et le blocage administratif de l’institution

Le bilan

Une cinquantaine de JA étaient présents ce matin devant l’antenne de la Commission européenne pour demander la validation immédiate du cadre national et des critères de modulation définis dans chacune des Régions. Une délégation a rencontré Gaëtane Ricard-Rihoul, chef de la représentation, et Estelle Poidevin, analyste politique. Ces dernières n’ont pas donné réponse satisfaisante aux Jeunes Agriculteurs puisque la Commission Européenne a demandé de « patienter encore quelques semaines » avant que Bruxelles ne puisse entériner le dossier.

C’est bien justement de la durée dans le temps dont il est question et que Jeunes Agriculteurs dénonce : « Nos porteurs de projet ne peuvent plus attendre des semaines ! La Commission est chargée d’appliquer une politique forte, reconnue comme prioritaire par l’Europe, sur laquelle la France a de l’expérience. Notre rôle est de lui faire connaître les réalités du terrain et les conséquences du retard de validation des dossiers » explique Jérémy Decerle, vice-président JA en charge du dossier installation.

Jeunes Agriculteurs souhaite donc poursuivre la mobilisation sur le sujet auprès des députés français et européens. Dans une démarche proactive, Jeunes Agriculteurs ira rencontrer le 30 mars Elisabetta Siracusa à la DG Agri, du cabinet de Phil Hogan, pour lui présenter les demandes. JA appelle les représentants du Ministère ainsi que ceux de l’ARF à se joindre à cette rencontre pour réunir toutes les parties prenantes et acter ensemble sur le dossier.

Les demandes de Jeunes Agriculteurs

1. JA souhaite que la Commission valide le cadre national et accepte tous les critères de modulation établis par les régions

Pour rappel, la France gère le dispositif d’accompagnement, et les aides qui y sont associées, depuis des années (40 ans pour la DJA), ce qui lui certifie une certaine expérience en la matière. C’est pourquoi, la Commission européenne doit faire confiance à ses Etats membres et arrêter de revenir sur des points de détail du cadre national. « A chaque changement de PAC ou de révision à mi-parcours, l’Europe remet en cause la gestion des aides par la France, alors même que 95 % des candidats qui en bénéficient sont encore agriculteurs 5 ans après leur installation, preuve de l’efficacité du dispositif français » rappelle Jérémy Decerle.

2. JA souhaite que le montant de la production brute standard (PBS) soit ramené à l’actif exploitant et non à l’ensemble de l’exploitation agricole.

La Commission, dans le cadre du règlement de développement rural, a imposé la mise en place d’un seuil plancher et d’un seuil plafond de PBS pour définir l’attribution des aides à l’installation. Par la mise en place de ce plafond, certains porteurs de projet ne vont pas pouvoir bénéficier des aides à l’installation. En effet, ce plafond est trop bas pour certaines installations en forme sociétaire et pour les installations en production hors sol. Le plancher et le plafond sont établis à l’exploitation et non au nombre de chefs d’entreprise présents sur l’exploitation.

Ce n’est pas cohérent avec l’idée de promouvoir l’installation sociétaire, gage de vivabilité et d’entraide dans le métier. Cela fait plusieurs fois que la Commission refuse reconnaître la forme sociétaire en France, alors qu’elle représente plus de 60% des installations.

3. Une durée de bonification des prêts bonifiés MTS-JA de 5 ans

La Commission européenne impose que les prêts bonifiés MTS-JA aient désormais une durée de bonification de 5 ans. Cela signifie que les taux préférentiels sur les prêts ne seraient plus que de 5 ans, alors que sur l’ancienne PAC, ils s’étalaient sur 7 à 9 ans. Ce changement datant d’il y a un peu plus d’un an était déjà une très mauvaise nouvelle pour les porteurs de projet.
Par ailleurs, Bruxelles a décrété que la durée de bonification ne pourra excéder la durée du plan d’entreprise. Cela signifie qu’un nouvel installé commençant son prêt en 2ème année d’activité, par exemple, ne pourra pas avoir 5 ans de bonification, mais 3 ans seulement.
Compte tenu des conséquences que cela pourrait avoir pour les jeunes agriculteurs, JA souhaite que la Commission revienne sur sa position et accepte la durée de 5 ans de bonification même si cela dépasse la durée du plan d’entreprise et qu’elle permette cette même durée pour l’ensemble des prêts bonifiés engagés dans les 5 premières années d’installation.

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Mobilisation devant le siège de la délégation de la CE le 18 mars 2015 à Paris

Mobilisation entretien des cours d’eau du 14 février 2014 à St Pourçain

Le 14 février, JA 03 et la FNSEA 03 se sont réunis afin de dénoncer la complexité des réglementations d’entretien des cours d’eau. Répondant à un appel national lancé conjointement par les deux réseaux, les agriculteurs jeunes et ainés se sont retrouvés à St Pourçain où l’ONEMA (Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques) à son siège.

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Très attendus par les représentants des forces de l’ordre, déployées en masse, les agriculteurs ont commencé par curer symboliquement un fossé en présence des médias, afin de démontrer qu’à l’heure actuelle faire cela sans autorisation peu entrainer jusqu’à 70 000€ d’amende et 6 mois de prison.

Capture

Quand et pourquoi faire une demande d’autorisation ? Qu’est-ce qui est un cours d’eau et qu’est ce qui ne l’ai pas ? Cette manifestation avait pour but de demander plus de clarté concernant les règlementations en vigueur.

Afin de dénoncer les lourdeurs administratives, les représentants syndicaux ont terminé cette action en allant déposer une gerbe de papiers devant l’ONEMA, avant de faire une minute de silence.

NB : Cette manifestation fait suite à une première action menée le 30 septembre dernier.

Manifestation ONEMA – La Montagne du 15 février 2014

Les JA03 sont dans La Montagne du 15 février 2014 ! Cet article fait suite à la mobilisation du 14 février qui à eu lieu à Saint Pourçain sur Sioule. Suite à un appel à la mobilisation nationale lancé par les réseaux JA et FNSEA, les JA03 au côtés de la FNSEA 03 se sont retrouvés pour curer symboliquement un fossé et protester devant le siège de la police de l’eau.

la montagne manif onema 15-02-2014(cliquez sur l’image pour agrandir)