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Comité de suivi des relations commerciales : Constat d’impasse

Au cours du comité de suivi du 19 janvier, co-présidé par Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, et Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, la démonstration a été faite que malheureusement rien n’a changé en matière de négociations commerciales.

Tous les acteurs avaient pourtant pris des engagements dans le cadre de la Charte « de bonne conduite » signée le 14 décembre dernier. Preuve à l’appui, les distributeurs les ont vite oubliés.

Les niveaux de promotions constatés démontrent que même la loi actuelle n’est pas respectée : ni l’interdiction de revente en perte, ni la limitation des promotions actée par la loi Sapin II. Ils organisent une véritable braderie des produits agricoles : des côtes de porc à 1,77 €/kg, du lait bio à 67 centimes d’euros le litre, ou des pommes de terre à 11 centimes le kilo. Comment dans ces conditions le consommateur peut-il s’y retrouver, et avoir une quelconque idée de la valeur de l’alimentation quand tout n’est que promotions et rabais ?

Concernant les négociations commerciales en cours, la DGCCRF a établi devant les deux ministres un constat accablant : demande de déflation systématique des enseignes, aucune rémunération de la montée en gamme, seuil de revente à perte non respecté… En synthèse, les négociations commerciales se passent encore plus mal que l’an dernier ! Cela ne peut plus durer !

Pourtant, le Président de la République avait clairement affirmé le 11 octobre que « la guerre des prix ne fait que des perdants ». Combien encore d’agriculteurs en difficulté, de PME pressurisées, pour que la grande distribution prenne enfin conscience que sans partenariat gagnant-gagnant c’est toute la chaîne qui perd de la valeur ajoutée et qui enregistre des faillites à tour de bras ?

Nous en appelons au gouvernement pour qu’il fasse respecter les engagements de la charte par chacun des acteurs. Nous sommes prêts à appeler nos réseaux à aller faire la « police » des prix dans les magasins, comme c’est déjà le cas spontanément dans certains départements.

Nous demandons une loi contraignante et ferme, qui applique en cas d’infraction des sanctions dissuasives.

C’est la condition du succès des plans de filière et de l’alimentation de qualité qu’attendent les Français.

Rencontre avec Emmanuel Besnier : la FNSEA, JA et la FNPL obtiennent des engagements pour les producteurs

Rencontre avec Emmanuel Besnier : la FNSEA, JA et la FNPL obtiennent des engagements pour les producteurs Emmanuel Besnier, le PDG du groupe Lactalis à l’origine d’une grave crise sanitaire, suite à une contamination à la salmonelle de lait infantile produit dans son usine de Craon, a répondu hier, en personne, à la demande d’explications du syndicalisme agricole FNSEA, JA et FNPL.

Face aux nombreuses zones d’ombre qui entachent cette affaire dramatique car touchant à la santé de nourrissons, FNSEA, JA et FNPL ont demandé au PDG de Lactalis de leur parler en toute transparence. Accepter un dialogue franc et direct avec Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, Jérémy Decerle, président de JA et Thierry Roquefeuil, président de la FNPL est un signe fort de la volonté du PDG de rompre avec la culture du secret.

Le premier groupe mondial laitier ne peut déroger à cette exigence de transparence au regard de l’ampleur de cette crise. Il est indispensable que le groupe apporte des réponses aux interrogations légitimes des parents victimes, des citoyens et des fournisseurs de l’entreprise (les producteurs de lait).

Le modèle laitier à la française avec des fermes familiales (60 vaches en moyenne), ancrées sur tout le territoire, en phase avec les attentes sociétales, est celui qui a permis à Lactalis de bâtir le premier groupe mondial laitier et d’asseoir sa réputation. Cette crise risque d’entacher la bonne image des produits alimentaires français et d’entamer le capital confiance de l’entreprise. Les éleveurs laitiers, dont la responsabilité est écartée, n’ont pas à en subir les dommages collatéraux.

FNSEA, JA et FNPL ont obtenu des engagements d’Emmanuel Besnier pour les 10 000 producteurs de lait livrant à Lactalis : ils ne payeront pas la facture de cette crise sanitaire et la collecte sera maintenue.

Lactalis a assuré à la FNSEA, aux JA et à la FNPL que tout est mis en oeuvre pour identifier les causes de la défaillance et y remédier dans les meilleurs délais. C’est à cette condition que de futures crises pourront être évitées.

Le syndicalisme sera vigilant sur le respect de ces engagements. Il exige aussi que toute la lumière soit faite sur la responsabilité des différents acteurs économiques tout au long de la chaîne de commercialisation, mais aussi de l’Etat dans le cadre de l’enquête en cours.

Poudres de lait infantiles contaminées : la FNSEA, Jeunes Agriculteurs et la FNPL convoquent Emmanuel Besnier à venir s’expliquer

La FNSEA, Jeunes Agriculteurs et la FNPL demandent que toute la lumière soit faite dans la grave crise sanitaire qui touche à la santé des nourrissons suite à la contamination à la salmonelle de lait infantile en provenance de l’usine Lactalis de Craon.

Le sujet est trop grave pour laisser s’installer cette impression de cafouillages en cascade de l’entreprise à l’origine de cette crise, des distributeurs, qui ont visiblement fait preuve de beaucoup de laxisme dans l’opération de retrait imposée. On peut regretter la diminution des moyens des services de contrôle de la DGCCRF censée garantir la sécurité alimentaire de chaque citoyen.

L’urgence est de préserver la santé des nourrissons en s’assurant qu’aucun produit à risque ne soit mis en vente en magasin ou en pharmacie.

Il faut trouver de réelles explications et établir les responsabilités afin qu’une telle situation ne puisse jamais se reproduire.

La transparence est un gage de sécurité sanitaire. C’est pourquoi la FNSEA, Jeunes Agriculteurs et la FNPL ont décidé de convoquer Emmanuel Besnier, le PDG du groupe Lactalis à venir s’expliquer devant eux.

Les effets dévastateurs de cette crise sur la réputation d’excellence du modèle agricole et agroalimentaire français ne doivent pas pénaliser, a posteriori, les éleveurs laitiers déjà fortement malmenés par deux années de crise.

Le monde agricole français n’a pas à payer la facture d’une crise dont il n’est pas responsable. Emmanuel Besnier doit apporter des réponses et donner des assurances aux producteurs français sans qui il n’aurait jamais réussi à bâtir le premier groupe laitier mondial.

Plans de filière : les interprofessions doivent avoir plus d’ambition

Lors de son intervention à Rungis le 11 octobre dernier, en clôture du chantier 1 des Etats Généraux de l’Alimentation (EGA), le Président de la République a demandé que les acteurs des filières agricoles et alimentaires présentent des « plans de filière » pour le 10 décembre 2017. A mi-parcours des travaux, la FNSEA et Jeunes Agriculteurs souhaitent réaffirmer les attentes fortes des agriculteurs dans ces plans de filière.

Le Gouvernement a souhaité que ces plans soient ambitieux en termes d’objectifs sur la quadruple performance économique, environnementale, sociale et sanitaire, et il a confié aux interprofessions le soin de les élaborer.

Les producteurs s’engagent pleinement dans la segmentation des marchés pour mieux répondre aux différentes attentes des consommateurs et des citoyens, au marché de la restauration hors foyer, et aussi à la demande internationale. Cette amélioration de l’offre alimentaire, souhaitée par tous, doit bien évidemment s’accompagner de création de valeur et d’une meilleure répartition de celle-ci entre les acteurs de la chaîne alimentaire, conformément aux conclusions du chantier 1 des EGA et à la « Charte d’engagement pour une relance de la création de valeur et pour son équitable répartition au sein des filières agroalimentaires françaises » signée par 18 organisations ou entreprises, le 14 novembre. Nous attendons donc que l’ensemble des acteurs prenne ses responsabilités pour aller dans le même sens.

Cependant, JA, FNSEA et ses associations spécialisées constatent à ce stade un manque de volonté manifeste de certains acteurs de l’aval, dans certaines filières, d’avancer sur la partie économique : répartition de la valeur, gestion de la volatilité des prix, investissements dans l’amont. Les réseaux JA et FNSEA attendent beaucoup de ces plans de filière qui doivent définir une vision stratégique ambitieuse, réaliste et lisible. Les interprofessions doivent prouver qu’elles sont capables de fixer un cap pour structurer leur filière, qu’elles sont à la hauteur des enjeux.

Les agriculteurs veulent bien prendre leurs responsabilités mais ils ne se contenteront pas de « coquilles vides », de déclarations d’intentions, de guides de bonnes pratiques, ni même de « groupes de travail » sur la contractualisation.

Pour une politique agricole véritablement commune

Le 29 novembre, la Commission européenne a présenté son projet pour la future PAC, qui tendrait vers une nationalisation des politiques, au détriment d’une véritable stratégie commune pour assurer un modèle d’agriculture familial et permettre de renouveler les générations d’agriculteurs.

Jeunes Agriculteurs partage plusieurs des objectifs présentés, parmi lesquels assurer la résilience des exploitations, cibler les aides vers les « véritables agriculteurs » et la priorité donnée au renouvellement des générations de paysans.

Cependant, l’on ne peut que regretter la méthode : la Commission présente les modalités d’application avant de parler du fond, et se contente de lister les mesures avant de fixer l’ambition. Avant de discuter des plans nationaux, co-financements du premier pilier, subsidiarité, parlons de la stratégie ! Dans cette période d’incertitude budgétaire, l’Union européenne doit prévoir un budget, et donc d’abord un projet à la hauteur des enjeux ! Demain, les agriculteurs doivent être encore nombreux sur les territoires pour fournir une alimentation de qualité aux consommateurs européens. Sinon, qui les nourrira et comment ?

D’autant que le signal envoyé est celui d’une volonté de nationaliser les politiques, dégageant la responsabilité sur les Etats membres, au détriment d’une véritable stratégie commune. Le souhait de moderniser la PAC (et visiblement de faire des économies !) ne doit pas remettre en cause le principe fondateur de la Politique agricole commune.

Les risques de nationalisation sont nombreux : distorsions de concurrence, baisse drastique des soutiens dans les Etats membres aux finances publiques déjà fragiles, et, au final, la disparition d’agriculteurs. Alors que l’Union européenne a déjà perdu une ferme sur quatre en dix ans, que la financiarisation de l’agriculture et l’accaparement du foncier avancent à grands pas, il est plus que temps de réaffirmer une ambition forte et partagée pour la PAC !

La politique agricole commune doit être un levier pour favoriser le modèle d’agriculture familial sur tous les territoires, où les femmes et les hommes, nombreux, sont maîtres de leur outil de production, où les exploitations se transmettent au lieu de s’agrandir. La PAC doit favoriser la résilience des fermes en promouvant la mise en place de véritables stratégies de filières, permettant de sécuriser durablement le revenu des paysans et par là même la qualité de l’alimentation.

A la suite du document de positions publié en 2016, Jeunes Agriculteurs publiera le 20 décembre des propositions consolidées, pour que la prochaine PAC soit véritablement au service des agriculteurs et des consommateurs.

Le contrôle des structures des exploitations agricoles en danger

Le projet de loi pour la simplification et le droit à l’erreur présenté hier en Conseil des ministres change de nom : il se nommera désormais projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance. La confiance est cependant quelque peu mise à mal, puisqu’en matière agricole, le Gouvernement propose d’expérimenter la suppression d’un des seuls contrôles qui fait l’unanimité des syndicats agricoles : le contrôle des structures !

Outil majeur de la politique foncière agricole, le contrôle des structures est un rempart contre la spéculation sur les terres agricoles et l’agrandissement des exploitations à outrance. C’est un des leviers fondamentaux de la politique d’installation des jeunes en agriculture : faire de la place pour les nouveaux entrants pour maintenir une agriculture riche, diversifiée, variée et durable.

Le Gouvernement propose une expérimentation de la suppression du contrôle des structures dans certaines régions et départements. Ce n’est pas une logique de simplification ou d’utilité publique qui préside, mais une logique d’économies budgétaires. Jeunes Agriculteurs s’étonne donc de cette proposition et demandera sa suppression par les parlementaires.

Les installations de jeunes hors du cadre familial représentent presque 1/3 de l’ensemble des installations. En 2015, 15 100 nouveaux chefs d’exploitations se sont installés, dont 9 250 de moins de 40 ans[1]. Comment maintenir une telle proportion et un tel nombre d’installations si la politique des structures des exploitations agricoles est démantelée ? Comment le ministre de l’Agriculture peut-il tolérer une telle mesure ? Comment le Gouvernement qui dit soutenir la création d’activité peut-il ainsi mutiler la politique agricole de renouvellement des entreprises ?

A l’heure où les dérives se multiplient en matière foncière (accaparement, captation du foncier par des fonds d’investissement) et que les consommateurs réclament de plus en plus de produits issus d’une agriculture à taille humaine, on ne peut tolérer une politique des firmes détruisant une politique des fermes.

Il est temps de dire la vérité !

La phase 1 des Etats Généraux de l’Alimentation se termine avec la signature d’une charte d’engagement sur la répartition de la valeur signée entre tous les acteurs dans l’attente d’une loi, voire d’ordonnances ; la phase 2 bat son plein avec de nombreuses réflexions et propositions pour « une montée en gamme » de l’agriculture et de l’alimentation française.

Et dans le même temps, deux traités internationaux – le CETA et le MERCOSUR – auront des conséquences et des impacts catastrophiques pour l’agriculture de notre pays. En effet, OUVRIR nos frontières à des produits alimentaires dont les vertus sociales et environnementales sont loin de nos standards, n’est ni une stratégie, ni une politique, mais juste un aveuglement que nous payerons très cher !

Au moment où l’Etat veut « tout » contrôler, normer, taxer et interdire en Agriculture, comment comprendre qu’il accepte n’importe quoi qui vienne de n’importe où ! Il est temps de dire la vérité à nos concitoyens et à l’ensemble du pays car nous revendiquons le droit à la transparence pour les consommateurs et l’égalité des chances pour les paysans français.

Sur la base de deux objectifs, nous appelons à une forte mobilisation syndicale début décembre sur l’ensemble du territoire. D’ailleurs, dès la semaine prochaine, la Fédération Nationale Bovine (FNB) sera en actions. Entre revendications envers ceux qui ne disent pas la vérité et pédagogie à l’égard de ceux à qui on la cache, nous souhaitons montrer les risques considérables de traités internationaux négociés de façon hors sol. A qui profite ces traités ? Sûrement pas aux producteurs !

Les enjeux stratégiques de l’agriculture et de la sécurité alimentaire sont trop importants pour ne pas réagir. Le Président de la République, le Gouvernement, les députés et les sénateurs, l’ensemble des élus doivent l’entendre et surtout agir. L’Etat ne peut rester insensible à un secteur qui représente 15% des actifs et 9 milliards à l’export.

Etats généraux de l’alimentation : une étape franchie dans l’engagement des acteurs

Le 14 novembre, l’ensemble des acteurs de la production, de la coopération, de l’industrie et la distribution ont signé la charte d’engagement des Etats généraux de l’alimentation. Jeunes Agriculteurs souhaite que cet engagement politique se traduise dans les faits lors des prochains débats législatifs et des négociations commerciales en cours

Jeunes Agriculteurs se félicite que la  Charte d’engagement pour une relance de la création de valeur et pour son équitable répartition au sein des filières, ait enfin été signée par l’ensemble des acteurs. Nous avions appelé cette signature de nos vœux, dans l’esprit de construction qui nous a animés depuis le début des débats.
Celle-ci marque une étape dans la volonté d’atteindre l’objectif commun des Etats généraux : permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur métier. Il reste désormais d’autres étapes à franchir : la remise par les interprofessions, d’ici le 10 décembre, des plans de filières, et le projet de loi en 2018 qui devra apporter certaines précisions.

En signant, les acteurs se sont engagés à promouvoir une contractualisation fondée sur les prix à partir de l’amont, prenant en compte les coûts de production agricole et à assurer la répercussion à chaque maillon de la filière de la fluctuation des prix, dans un esprit de loyauté, de transparence et de respect mutuel. Nous veillerons à ce que ces engagements, à commencer par les lois existantes telles que Sapin 2, soient respectés lors des négociations commerciales qui ont débuté le 1er novembre et qui s’achèveront en février.

Si les professionnels des filières se sont accordés sur cette charte, il est aussi indispensable que l’Etat montre sa volonté d’agir sur l’ensemble des sujets qui touchent l’agriculture, sans tergiverser.

Selon Jérémy Decerle, président Jeunes Agriculteurs, « ce signal politique doit conduire à un résultat économique : nous ne serons pleinement satisfaits que quand les agriculteurs verront l’argent revenir dans les cours de ferme et que le métier offrira de solides perspectives aux jeunes.»

Charte d’engagement des Etats Généraux de l’Alimentation : quand est-ce qu’on signe ?

En clôture du premier chantier des EGA, plusieurs étapes avaient été annoncées pour améliorer le partage et la création de valeur, parmi lesquelles une loi début 2018 et d’ici là une charte d’engagement des acteurs à respecter l’esprit de la loi. La charte n’est toujours pas signée, il est temps que chacun prenne ses responsabilités !

La « charte d’engagement pour une relance de la création de valeur et pour son équitable répartition au sein des filières agroalimentaires françaises » mise sur la table par le ministre en est à sa 27e version et certains acteurs rechignent toujours à la signer. Pourtant, ce document de nature politique reprend les principales conclusions des ateliers, sur lesquelles tous ou presque étaient d’accord ! Jeunes Agriculteurs, dans un esprit de construction, s’engage à ratifier cette charte et appelle les autres acteurs à faire de même, dans un sursaut de responsabilité !

D’ici la mise en place de la future loi, il est essentiel que les acteurs montrent leur volonté à s’engager pour une meilleure répartition de la valeur lors des négociations commerciales 2018 qui ont débuté depuis le 1er novembre. La construction du prix à partir des coûts de production doit prendre effet le plus rapidement possible. Le gouvernement devra ensuite détailler les dispositions opérationnelles de la loi mais la signature de la charte ne doit pas être conditionnée à ces précisions.

Les plans de filières, que les interprofessions remettront au ministre d’ici le 10 décembre, doivent être construits de façon responsable et en gardant à l’esprit l’objectif de stratégies de filière efficaces, permettant une juste répartition de la valeur tout au long de la chaîne.

Les cours de ferme ont cruellement besoin de trésorerie et en particulier les jeunes en activité depuis peu. Selon Jérémy Decerle, « Si le politique a pris des engagements que nous veillerons à faire appliquer, c’est maintenant aux acteurs économiques de jouer le jeu pour que les agriculteurs puissent vivre de leur métier. Je les appelle à un sursaut collectif. » Le « nouveau paradigme » pour l’agriculture française se décide maintenant !

Etats Généraux de l’Alimentation : obligation de résultat !

Jeunes Agriculteurs et la FNSEA participent activement et de façon constructive à l’ensemble des ateliers sur la répartition et la création de la valeur qui se réunissent depuis le 29 août dans le cadre du chantier 1 des Etats Généraux de l’Alimentation.

Dans la dernière ligne droite des discussions, Jeunes agriculteurs et la FNSEA en appellent à la vigilance du Président de la République et du gouvernement : il n’est plus temps de tergiverser !

Le prix des produits ne peut pas être remises, rabais et ristournes ; il doit être respect, revenu et reconnaissance. Les Etats Généraux de l’Alimentation doivent dégager les moyens pour rémunérer les producteurs à des prix justes : stopper la guerre des prix suicidaire en relevant le seuil de revente à perte et inverser la logique de construction du prix pour que les agriculteurs ne soient plus la variable d’ajustement permanente de négociations commerciales auxquelles ils ne participent pas.

Pour cela, Jeunes Agriculteurs et la FNSEA ont formulé des propositions concrètes :
Réformer le droit de la concurrence pour renforcer le regroupement des producteurs et les stratégies de filière des interprofessions ;
– Améliorer le dispositif de la contractualisation en imposant la prise en compte des prix de revient ;
– Rendre réellement opérationnelle la clause de renégociation pour répercuter les fluctuations des matières premières tout au long de la chaîne ;
– Interdire les prix abusivement bas ;
– Encadrer les promotions, qu’elles soient le fait du distributeur ou de l’industriel ;
– Etendre l’obligation de transparence sur l’origine à l’ensemble des produits ;
– Renforcer l’approvisionnement local en restauration hors domicile ;
Consolider les débouchés à l’exportation et encourager la production de biomasse.

Nous n’attendons pas tout des Etats Généraux de l’Alimentation mais nous sommes en droit d’en attendre beaucoup. Dans nos exploitations, nous nous battons chaque jour pour nourrir nos concitoyens. Aujourd’hui, l’heure est à se battre pour soutenir le monde agricole afin qu’il puisse continuer sa mission.