Archives par mot-clé : communiqué JA Nat

S’impliquer dans la distribution des produits agricoles : Une solution pour diversifier les débouchés, créer de la valeur et vivre de son métier

Communiqué JA Nat, le 24 mars 2016

Ce jeudi 24 mars à Paris, un évènement organisé  par les Jeunes Agriculteurs et Coop de France, avec le soutien du ministère de l’Agriculture, et aux côtés de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA) et d’InVivo a abordé  « Comment la profession agricole peut prendre part collectivement à la distribution de ses produits ? ». Des représentants du secteur agricole, de la restauration collective, de la recherche et de la sphère publique ont ainsi pu débattre des enjeux liés aux nouveaux circuits de distribution.

Pour Jeunes Agriculteurs et Coop de France, il est indispensable de renforcer le lien avec les consommateurs et mieux répartir la valeur ajoutée tout au long de la filière pour que les agriculteurs puissent vivre dignement de leur métier. L’une des solutions testée est de proposer une alternative à des relations commerciales déséquilibrées entre agriculteurs et grande distribution en prenant part collectivement à la distribution des produits agricoles.

A cette occasion, les résultats du projet AgriDistrib ont été présentés. Cette étude menée depuis 18 mois a permis d’évaluer la faisabilité, au sein d’un bassin de consommation, d’un projet fédérateur de distribution géré et maitrisé par les opérateurs du monde agricole.   Le projet pilote de mise en place d’une plateforme d’approvisionnement en produits locaux à destination de la restauration collective publique mené en Rhône-Alpes a donné des premiers résultats positifs, même si plusieurs défis restent à relever : optimiser les outils logistiques, mieux structurer les filières, regrouper et segmenter l’offre pour répondre au mieux à la demande.

Selon Christophe Lenaerts, qui porte le projet au syndicat Jeunes Agriculteurs, « de nombreuses initiatives de vente directe existent aujourd’hui : magasins de producteurs, ventes à la ferme, etc. Avec AgriDistrib, il ne s’agit pas de recréer l’existant mais de mutualiser les initiatives et compétences de chaque acteur, comme les outils logistiques pour les coopératives par exemple. Ces initiatives participent au développement d’une réelle dynamique économique locale en offrant de nouveaux débouchés aux agriculteurs favorisant ainsi le renouvellement des générations ».

Pour Jean-Marie Gabillaud de Coop de France, « Ce projet s’inscrit pleinement dans l’approche de la fourchette à la fourche des coopératives et permet de partager un diagnostic et une vision commune des enjeux, sans pour autant opposer entre eux les différents circuits de distribution ».

L’ancrage territorial de l’alimentation, qui fait l’objet de nombreux débats politiques, est aussi une attente forte des citoyens, qui souhaitent retrouver confiance en leur alimentation au travers d’une information sur l’origine des produits et d’un lien plus resserré avec les producteurs. Seule la profession agricole, collectivement, a les moyens de répondre à ces attentes consommateurs en développant une dynamique sur l’ensemble des territoires.

Etiquetage de l’origine : feu vert de l’Europe, la balle est dans le camp du Ministre français

Communiqué JA, FNSEA, et Coop de France, le 15 mars 2016

Ce n’est qu’une étape, mais une étape importante. La France a obtenu de la Commission européenne un accord de principe pour expérimenter l’obligation de l’étiquetage de l’origine des viandes et du lait dans les produits transformés.

La FNSEA et ses associations spécialisées, Jeunes Agriculteurs et Coop de France avaient lancé, avec l’UFC-Que Choisir, une pétition, soutenue également par Familles Rurales, pour demander la mise en place d’une indication obligatoire de la provenance des produits transformés. Il s’agit d’une information loyale et citoyenne que nous devons au consommateur. Aujourd’hui, 54% des produits ne mentionnent pas l’origine de la viande qu’ils contiennent, selon l’étude récente de l’UFC-Que Choisir. Notre combat légitime et notre mobilisation finissent par payer.

Nous souhaitons désormais que l’expérimentation soit mise en place au plus vite par les pouvoirs publics français, afin de transformer l’essai et d’en démontrer les bénéfices. Il s’agit d’un match pour la transparence dans lequel les producteurs, les transformateurs et les consommateurs doivent jouer collectif.

14 mars 2016 : Et Phil Hogan, soudain, devint Commissaire européen à l’agriculture.

Communiqué de presse JA Nat, le 15 mars 2016

L’agriculture européenne est face à une crise « globale et profonde, qui dure [et pour laquelle] nous devons trouver des solutions pour sécuriser nos agriculteurs et donner confiance aux marchés […] Je suis déterminé à montrer aujourd’hui que la Commission jouera pleinement son rôle dans le soutien aux agriculteurs, en utilisant tous les outils disponibles ». Phil Hogan a enfin ouvert les yeux. Cet extrait du discours prononcé hier par le Commissaire européen à l’agriculture n’aurait pas été imaginable il y a quelques mois alors que la crise battait déjà son plein. Jeunes Agriculteurs salue les propositions du Commissaire pour juguler la crise, et appelle aujourd’hui à leurs mises en place immédiates.

Parmi les mesures annoncées, Jeunes Agriculteurs encourage vivement la mise en œuvre des dispositifs temporaires permettant, sur base d’accords volontaires, de réguler l’offre pour le secteur laitier, via les organisations de producteurs, les organisations interprofessionnelles ou les coopératives. Cette mesure, appuyée par Jeunes Agriculteurs, est une véritable reconnaissance de la crise et de la nécessité de mettre en place des outils de régulation temporaire pour y faire face. Cependant, le caractère volontaire de ces mesures ne doit pas inciter des entreprises ou des Etats membres à croire que d’autres « feront la régulation » pendant qu’eux-mêmes en tireront profit.

«Nous appelons les entreprises, coopératives ou non, les interprofessions, les organisations de producteurs, ainsi que les Etats membres à se mettre à la hauteur des enjeux de l’Union en mettant en œuvre de manière concertée ces dispositifs sur tout le territoire européen. Les organisations professionnelles européennes doivent aussi rapidement prendre leurs responsabilités » explique Thomas Diemer, président de Jeunes Agriculteurs.

Jeunes Agriculteurs se félicite du doublement des plafonds de stockage pour le lait en poudre et le beurre ainsi que de la mise en place d’un nouveau programme d’aide au stockage privé pour le secteur porcin.

L’autorisation temporaire donnée aux Etats membres leur permettant de distribuer jusqu’à 15 000 euros d’aide par an et par agriculteurs d’aides nationales (sans plafond national) est aussi une bonne nouvelle : même s’il s’agit souvent d’aides d’urgence, cela donne une marge de manœuvre supplémentaire aux Etats pour soutenir les agriculteurs en difficulté.

Sur le secteur des viandes en particulier, nous saluons la mise en place d’un observatoire européen des marchés de la viande (bovine et porcine) une concrétisation d’une proposition que nous portons depuis longtemps. Enfin,  le feu vert donné par la Commission à la France pour expérimenter l’étiquetage d’origine des viandes dans les produits transformés est aussi à souligner.

Beaucoup de chemin reste à parcourir, mais le 14 mars, nous avons enfin retrouvé un commissaire à l’agriculture, et cette fois-ci nous veillerons à ce qu’il ne nous perde pas de vue.

Proposition de réforme des prêts bonifiés JA

Communiqué de presse JA Nat, le 28 janvier 2016

Lors de son séminaire annuel sur l’installation et la transmission, Jeunes Agriculteurs a acté la nécessité de réformer rapidement le dispositif « prêts bonifiés »

La dotation aux jeunes agriculteurs (DJA) et les prêts bonifiés (prêts MTS-JA) constituent en effet, depuis de nombreuses années, les deux branches du soutien de la PAC aux jeunes installés en France.

La première est une dotation, versée aux jeunes qui remplissent les conditions (âge, formation,…), et qui contribue notamment à leur fonds de roulement. Elle est modulée selon des critères nationaux et régionaux. Les seconds sont des prêts subventionnés, dont les taux sont inférieurs à ceux du marché, auxquels la plupart des investissements sont éligibles.

Sous l’effet croisé de taux de marché très bas depuis plusieurs années et de la restriction des durées de bonification dans l’application de la dernière PAC, les prêts bonifiés sont devenus très peu attractifs pour les jeunes, en particulier en zone de plaine. « Le dispositif des prêts bonifiés est de fait devenu obsolète » explique Jérémy Decerle, Vice-Président de Jeunes Agriculteurs en charge du dossier installation-transmission.

Jeunes Agriculteurs, après de nombreux mois d’échanges avec ses partenaires et le ministère de l’agriculture, a donc travaillé une nouvelle proposition avec son réseau : la subvention équivalente des prêts bonifiés pourrait être transférée sur la dotation jeune agriculteur, sous forme de modulation nationale. Le montant de cette modulation pourrait varier en fonction de l’effort de reprise et de modernisation nécessaire pour chaque installation.

Cette proposition a été accueillie très positivement par les organisations professionnelles agricoles membres du CAF. « Nous savons d’ores et déjà que le Ministère de l’agriculture et les Régions partagent aussi notre constat sur l’inefficacité actuelle des prêts bonifiés » indique Jérémy Decerle. « Ce n’est plus qu’une question de coordination entre nous tous et l’Europe, déjà bien engagée ».

La réforme des prêts bonifiés est urgente. Il s’agit tout simplement de rénover le soutien financier aux porteurs de projet, d’une façon qui soit simple et lisible pour les bénéficiaires comme pour l’administration et qui redevienne un levier efficace, indépendant des aléas des taux du marché, pour la reprise ou la création des exploitations de demain.

Une crise agricole de laquelle nous ne sortirons qu’en travaillant avec les acteurs des filières

Communiqué JA Nat, Paris le 26 janvier 2016

Les actions de revendications des producteurs agricoles, en élevage en particulier, se multiplient à nouveau sur le terrain. Dans plusieurs régions, des jeunes sont sur le front. Les causes sont malheureusement connues, ce sont les mêmes que l’été dernier, elles sont structurelles : des filières stratégiques pour nos territoires et notre économie sont dans l’impasse et ne parviennent pas à rémunérer les producteurs.

« Il n’y aura pas d’issue sans une responsabilisation et une mobilisation de l’ensemble des acteurs économiques, dont nous faisons partie. Jeunes Agriculteurs a initié un travail de fond avec l’ensemble de son réseau dans tous les bassins de production autour de l’organisation des filières agricoles » explique Florent Dornier, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs.

C’est un travail exigeant de dialogue avec l’ensemble des acteurs autour du regroupement de l’offre, de la contractualisation, de la valorisation de nos produits, avec une implication particulière auprès de nos coopératives. Notre investissement collectif sera à la hauteur de la tâche, et nous attendons le même engagement de la part de tous nos interlocuteurs. Des annonces récentes de regroupement d’offre en porc nous donnent espoir, mais nous savons qu’il reste énormément à faire, en porc, en lait, en viande bovine notamment.

Pendant ce temps, des paysans continuent à subir les conséquences d’une crise grave, qui doit interpeller tout le monde et qui mérite des mesures d’urgence renforcées. Les dossiers déposés auprès des cellules d’urgence départementales doivent tous être traités, avec un regard particulier sur la situation très fragile de certains jeunes en phase d’investissement. Les moyens mis en œuvre pour les traiter doivent eux aussi être à la hauteur, nous espérons que les montants supplémentaires annoncés aujourd’hui y contribueront.

Nous sommes  déterminés. Et l’énergie que certains mettent, légitimement, dans l’expression de leur détresse sera tout autant mobilisée au service du redressement de nos filières.

Concours Graines d’Agriculteurs : les candidatures sont ouvertes pour l’édition 2016 !

Graines d'Agri

Édition 2016 « Innovations environnementales » : les candidatures sont ouvertes !

Découvrir des nouveaux visages d’agriculteurs, faire connaître le métier et les innovations du secteur : c’est l’objectif principal de Graines d’agriculteurs – Les trophées de l’installation, le concours qui élit chaque année votre jeune agriculteur préféré ! Lancée en 2011, cette opération vise à encourager chez les candidats des valeurs telles que le sens de l’entreprenariat agricole, la vision à long terme, la démarche durable, l’inventivité et l’innovation. En résumé, la capacité à servir de référence à d’autres !

Après avoir mis à l’honneur une filière différente pendant 5 ans, cette année le concours est ouvert à toutes les productions sur le thème des « innovations environnementales ». Epatez-nous par votre ingéniosité, vos découvertes, vos expériences d’entrepreneur !

Dès à présent, n’attendez plus, inscrivez-vous via le site http://www.graines-agriculteurs.com/inscription et présentez votre projet. Pour concourir, un seul autre critère : être agriculteur/agricultrice installé(e) sur une exploitation depuis moins de 6 ans.

Et la référence c’est le public qui la crée ! C’est pourquoi, la dernière phase du concours est ouverte au grand public. Aussi, après une sélection régionale puis nationale, 10 finalistes s’affronteront et le public sera invité, durant l’été, à choisir son candidat préféré en votant pour lui sur le site Graines d’agriculteurs.

Jeunes Agriculteurs et MiiMOSA s’associent pour le renouvellement des générations en agriculture

Thomas Diemer,  président des Jeunes Agriculteurs et Florian Breton,  fondateur de MiiMOSA ont signé un partenariat à l’occasion du Sommet de l’Elevage à Cournon le 7 octobre 2015.

Ce partenariat de trois ans officialise la volonté de Jeunes Agriculteurs et de MiiMOSA de travailler ensemble pour atteindre le même objectif : promouvoir l’agriculture et faciliter la réalisation les projets d’installation.

« En tant que précurseur sur la politique du renouvellement des générations et défenseur de l’installation des jeunes en agriculture et, il nous a semblé logique d’appuyer  MiiMOSA en promouvant ses actions auprès du réseau. L’apport en capital est l’un des freins à l’installation. Si de nouveaux projets agricoles voient le jour grâce au soutien financier de nos concitoyens, nous ne pouvons que nous en réjouir  »
Thomas Diemer

« Ce partenariat vient renforcer le travail que nous accomplissons depuis fin 2014. Ensemble, notre ambition est de faire de MiiMOSA un outil identifié et performant qui puisse compléter les aides nationales et lever certains freins financiers à l’installation. Soutenons nos jeunes agriculteurs et le renouvellement des générations ! »
Florian Breton

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D’ici une dizaine d’années, près de la moitié des éleveurs partira à la retraite. Le défi du renouvellement de la génération d’éleveurs sera aussi relevé grâce à la diversification des outils de financement pour les jeunes.

www.miimosa.com

Trois organisations syndicales agricoles plaident en faveur d’une exception agricole dans les échanges internationaux

Communiqué de presse JA National

Jeunes Agriculteurs (JA – France), le National Farmers Union (NFU – Etats-Unis) et le Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles d’Afrique de l’ouest (ROPPA – Afrique de l’ouest), à l’occasion de la clôture du congrès national de Jeunes Agriculteurs au Mans, appellent les Etats à rester les garants de l’indépendance alimentaire et du maintien des agricultures familiales malgré la propension actuelle à engager négociations commerciales bilatérales.

Des négociations commerciales bilatérales entre grands ensembles régionaux s’engagent partout dans le monde : le Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement (PTCI) entre les Etats-Unis et l’Union Européenne (UE) et les Accords de Partenariat Economique (APE) entre les pays de la zone Afrique, Caraïbe, Pacifique (ACP) et l’UE en sont deux exemples illustrateurs. Les opportunités qu’offrent ces accords en matière de croissance économique, dont l’ampleur reste encore à prouver, ne doivent pas faire perdre de vue à nos dirigeants la nécessité de protéger le secteur agricole et les agriculteurs familiaux.

JA, la NFU et le ROPPA ne rejettent pas les échanges internationaux agricoles. Ils affirment que le commerce est nécessaire, mais qu’il faut éviter que des exportations viennent déstabiliser les marchés intérieurs et les efforts visant à accroître l’offre locale de production.

JA, la NFU et le ROPPA invitent les dirigeants du monde à envisager ces échanges dans une logique de complémentarité, de souveraineté alimentaire et de création d’emplois ruraux : la réponse aux enjeux agricoles ne peut pas exclusivement passer par une course à la compétitivité dans des accords de libre-échange déséquilibrés où les partenaires ont des écarts de développement considérables. Ouvrir de nouveaux marchés sans permettre aux producteurs familiaux locaux d’y accéder peut provoquer la disparition d’emplois et une grave dégradation des zones rurales, en partie en raison d’un différentiel de compétitivité trop important.

JA, la NFU et le ROPPA appellent les Etats et les institutions d’intégration régionale à renforcer les capacités de production des agricultures familiales pour assurer les besoins alimentaires. Il est de leur devoir de mettre en place des politiques agricoles appropriées qui protègent les agriculteurs des aléas des marchés. II faut une concertation pour maîtriser les marchés internationaux, en particulier par la mise en place d’actions communes de la part des pays producteurs et consommateurs pour stabiliser les marchés et assurer des prix équitables pour les producteurs.

JA, la NFU et le ROPPA appellent les Etats et les institutions régionales d’intégration à développer des politiques visant à protéger l’agriculture familiale qui fournit aujourd’hui 70 % des besoins alimentaires mondiaux.  Cela doit se traduire par  :

  • des dispositifs de soutien à la formation et à l’installation des jeunes,
  • un appui aux filières locales à travers notamment la protection des savoir-faire et des terroirs grâce à l’étiquetage de l’origine
  • des soutiens publics aux revenus des paysans.

Les contextes français, américains ou africains sont différents et les dispositifs à y mettre en place ne peuvent pas être identiques. Cependant, il y a aujourd’hui la nécessité de faire entendre une voix internationale des agriculteurs qui ont bien plus à gagner à coopérer en faveur d’une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable qu’à s’affronter sur le terrain de la compétitivité économique.