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Filière caprine : une sortie de crise compliquée pour les jeunes

logo JA Nat                                     Paris, le 19 décembre 2014

La filière caprine sort tout juste d’une crise qui a débuté en 2009. Cependant pas de quoi se réjouir au vu des nombreux freins à l’installation qui se sont accumulés en six ans.

Les entreprises de collecte manquent de lait et les rayons de certaines grandes surfaces sont vides. Pour autant, le revenu des éleveurs n’est pas assuré.

Malgré les propositions du syndicalisme, les jeunes ne peuvent toujours pas s’installer dans des conditions pérennes. La sortie de crise devrait être accompagnée par les banques mais les porteurs de projets ont du mal à trouver des financements.

Nous voulons conforter les installations nouvelles en attribuant des aides et des garanties spécifiques pour les jeunes.

Il ne s’agit pas seulement de développer les volumes, il faut créer un contexte favorable pour les candidats à l’installation. Il y a des leçons à tirer de la crise dont nous peinons à sortir. La gestion des volumes est la clé de la gestion de la filière. Nous demandons à ce que les volumes soient gérés par bassin de production, en concertation avec les entreprises et la réunion des organisations de producteurs du bassin.

Les coûts de production en lait de chèvre sont élevés et l’effet ciseau est toujours très important. Nous demandons une revalorisation du prix de base du lait de chèvre de 40 € / 1000 litres qui est nécessaire pour l’ensemble des producteurs et pour assurer un avenir sûr aux jeunes qui s’installent.

Des actions syndicales se tiendront dans les prochains jours afin de maintenir la pression sur les entreprises de collecte et les GMS. JA soutiendra ces actions régionales et départementales.

Il est nécessaire de redynamiser la filière et de lui donner des perspectives afin d’assurer le renouvellement des générations et la pérennité des installations.

Après quotas laitiers : les positions JA élevées au rang européen

logo JA Nat                                     Paris, le 18 décembre 2014

Depuis plusieurs mois, nous demandons la mise en place d’outils d’anticipation et de gestion de crises au niveau européen. La mise en place de l’observatoire européen des marchés des produits laitiers était une première étape mais, sans outils qui permettent de gérer les crises, cet observatoire ne pourra pas remplir son rôle de lanceur d’alertes. Cette fois, il semblerait que nos propositions, « relayées » par le ministre semblent avoir reçu un écho plus important cette semaine. En effet, Stéphane Le Foll a lancé une « réflexion » sur l’après-quota laitier en Conseil des Ministres à Bruxelles le 15 décembre.

Le ministre souhaite le maintien de la production laitière dans certaines zones défavorisées au niveau européen. Dans le contexte de concurrence qui s’ouvre, l’anticipation et la gestion de crise sont nécessaires. Stéphane Le Foll souhaite définir des mécanismes d’alerte précoce ainsi que différents niveaux de crise sur la base de critères inclus dans l’observatoire européen.

Si les axes de réflexion de la France reçoivent le soutien de la présidence italienne, il semblerait que ce ne soit pas le cas de Phil Hogan, beaucoup moins sensible que son prédécesseur à la régulation des marchés. Il est nécessaire que les ministres de l’agriculture et le commissaire européen à l’Agriculture entendent la voix des jeunes.

Nous ne pouvons pas passer d’un système administré de gestion de la production laitière à une libéralisation complète du marché. Les jeunes ont besoin de stabilité pour réussir leur installation. Dans un monde volatil, il sera de plus en plus difficile d’installer des jeunes dans la filière, d’autant que les outils de gestion de crises ne sont pas mis en place et que les contrats ne sont pas respectés par tous. Les entreprises agitent le chiffon rouge pour le début de l’année 2015. Des indicateurs sont mis en place par le Cniel, il suffit de les respecter.

Les jeunes agriculteurs repartent accompagnés

logo JA Nat             Paris, le 26 novembre 2014

A l’issue du Comité National Installation Transmission (le CNIT) qui s’est tenu ce matin, le ministère de l’agriculture vient d’annoncer le renforcement et la pérennisation des moyens financiers dédiés à l’accompagnement de l’installation et la transmission en agriculture.

Comme Jeunes Agriculteurs n’a cessé de le rappeler, ce soutien est stratégique si nous voulons réussir la politique nationale et régionale qui va se mettre en œuvre en 2015 suite aux assises de l’installation tenues en 2013. En complément des aides aux jeunes installés (DJA, prêts bonifiés), les soutiens à l’accompagnement sont en effet déterminants pour garantir la qualité de l’accueil des porteurs de projet, des conseils, de la formation qui leurs sont proposés, de la préparation des cédants, de la promotion de l’ensemble du dispositif.

Jeunes Agriculteurs – qui seul s’était alarmé du faible niveau de cette enveloppe dans le projet de loi de finances 2015 et de sa fragilité au vu des sources de financement – salue en particulier l’engagement pris aujourd’hui d’un soutien pérenne à hauteur de 17,5 M€ annuels (18,5 M€ pour la première année).

Si la perspective d’une révision des prêts bonifiés, également annoncée, est une autre bonne nouvelle, il faut que sa mise en place soit la plus rapide possible. Selon nous, la meilleure formule serait le financement d’un différentiel de taux par rapport aux taux d’emprunts du marché plutôt que les taux fixes actuels, permettant ainsi de préserver l’attractivité et l’efficacité de l’outil.

Les conditions semblent donc réunies pour un dispositif renouvelé et opérationnel, nous y comptons bien, au 1er janvier prochain.